L'éventuelle candidature de la star Hip hop haïtienne Wyclef Jean à la présidentielle annoncéee pour le 28 novembre, est venue créer la panique dans le monde politique haïtien.Des sources dignes de foi ont fait savoir que les avocats de l'ancien fugeee qui a quitté la capitale jeudi après-midi, travaillent activement à l'obtention des pièces dont il aurait besoin pour se faire inscrire.
L'irruption probable et soudaine de l'artiste de renommée inernationale dans la course électorale risque de provoquer en 2010 une onde de choc comparable à celle ressentie en 1990 avec la candidature du père Jean Bertrand Aristide, à un moment où se multiplient les appels au départ du président René Préval et du Conseil électoral censé organiser les elections..
Dans de nombreux milieux politiques, particulèrement dans les rangs de la plateforme présidentielle "Inite" (Unité), c'est le grand branle-bas.
Selon des sources proches de cette plateforme, les critères de choix sont revisés presque tous les jours et chaque jour, le nom d'une nouvelle personnalité est introduit à la table des discussions: d'autres noms émergent pour ensuite immerger, après évaluation des points forts et des points faibles, dans un contexte où ce ne sont pas les candidats à la représentation de Inite qui manquent.
Au nombre des prétendants, les sénateurs Kély Bastien et Joseph Lambert, les ministres Paul Denis et Yves Cristalin, sans oublier le patron du puissant Conseil national des équipements (CNE), Jude Célestin.
Jusqu'ici, l'ancien premier ministre Jacques Edouard Alexis était perçu comme celui qui a le plus de chance de faire gagner Inite.
Cependant, selon les mêmes sources, depuis ces dernières 24 heures, un nouveau nom serait entré en lice: celui de l'épouse du chef de l'Etat, Elizabeth Débrosse Préval. Mais beaucoup se demandent s'il ne s'agit pas d'un brouillage de piste.
Entre temps, dans le camp de Wyclej Jean, une demande de casier judiciaire a éte introduite à la Direction centrale de la police judiciaire. Et le potentiel candidat devrait revenir au pays la semaine prochaine, probablement pour faire acte de candidaure.
Il serait actuellement en pourparlers, à cet effet, avec plusieurs plateformes politiques dont "COREH".
La star Hip hop n'a encore fait aucune déclaration, mais la nouvelle embrase le pays. Et même si, beaucoup estiment qu'il devrait se limiter à la musique et qu'il n'a pas l'étoffe d'un president, mais ils sont encore beaucoup plus nombreux à se demander qui aujourd'hui en a l'étoffe et à croire qu'il est capable d'aider le pays à sortir de sa torpeur et de sa léthargie, notament après le seisme dévastateur du 12 janvier qui fait plus de 300.000 morts et jeté 1,5 milion de personns dans la rue où elles se trouvent encore 7 mois après.
Rágissant à l'émotion provoquée par la possible candidature de la star mondiale, un jeune rapeur haïtien a rappelé jeudi que Ronald Reagan, acteur renommé de second plan, était devenu président des Etats-Unis.
Wyclej Jean est né le 17 octobre 1969 à la Croix-des-Bouquets (au nord de la capitale). Il a obtenu sa résidence américaine en 1976.
Selon ses proches, tous les déplacements qu'il effectue en Haïti et aileurs, c'est avec son passeport haïtien Il n'a jamais râté une occasion pour exhiber le drapeau haïtien partout où il passe et sur tous les podiums où il s'est produit.
Il a ete nommé ambasadeur de bonne volonté par le president René Preval pour continuer de projeter l'image d'Haïti à travers le monde.
Un blessé et des tirs dans une manifestation contre Préval et "l’occupation"
Les incidents ont éclaté au moment où plusieurs centaines de personnes réclamaient le départ du Président René Préval, le renvoi du Conseil électoral et le retrait des troupes onusiennes, à l’occasion du 95e anniversaire de la première occupation américaine d’Haïti (1915-1934).
Jean-Claude Dorilus, un militant de l’UCCADE, a été touché à la main, à Carrefour Ti Four, après qu’un individu se trouvant à bord d’un véhicule service de l’Etat avait tiré des coups de feu en l’air en réaction à des jets de pierre des protestataires.
Désarmé par la police, l’occupant du véhicule a pris la fuite alors que la foule commençait à s’en prendre à lui et tentait d’ériger des barricades de pneus enflammés.
Plusieurs des personnalités de l’opposition présentes comme les anciens Sénateurs Serge Gilles et Ricard Pierre ont dénoncé l’infiltration de la manifestation par des individus malintentionnés et réaffirmé leur détermination à poursuivre la mobilisation jusqu’à la chute du chef de l’Etat.
Convoquée par les plateformes politiques Alternative, Rasanble, Libération, UCCADE et le groupe 77, la marche de protestation réunissait également l’ancien Premier ministre de Préval, Rosny Smarth (1996-1998), l’ancien Sénateur Turneb Delpé et l’ex-Député Serge Jean-Louis.
M. Smarth a notamment déploré la propension de Mirlande Manigat (RDNP) et de Charles Henry Baker (Respect) à prendre part aux prochaines présidentielles, ce qui contribuerait à donner une certaine légitimité au CEP actuel qui, selon l’ancien chef de gouvernement, ne sera jamais en mesure d’organiser des élections honnêtes et démocratiques.
Autre incident ayant marqué cette énième mobilisation anti-Préval. Grégory Dorvilier, candidat à la députation dans les Nippes (sud-ouest), a été arrêté sous l’accusation d’agression physique contre des agents de la Police Nationale et de bris de vitres de véhicules.
Des pare-brises de véhicules appartenant à l’Etat ont été cassés sur le parcours des manifestants.
Plusieurs centaines de personnes ont également défilé dans les rues de St-Marc (Artibonite, nord) et de Hinche (centre) où la présence de la Sénatrice Edmonde Supplice Beauzile (Fusion) a été remarquée.
Parallèlement, plusieurs dizaines de membres de Fanmi Lavalas tenaient un sit-in devant l’ambassade américaine à Tabarre (banlieue nord) pour exiger le retour de leur leader Jean-Bertrand Aristide, exilé en Afrique du Sud, ainsi que la démission anticipée de Préval, la destitution des conseillers électoraux et le départ de la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH).
Reçue à l’ambassade, une délégation du parti composée de Maryse Narcisse, Shiler Alouidor, Lionel Etienne et Ansyto Félix a remis au bureau politique un document appelant l’administration américaine à ne pas financer des élections consacrant "l’exclusion politique". Fanmi Lavalas ayant été écarté de la course.
Enfin, d’autres acteurs ont marqué cette journée de protestations qui avait pour toile de fond le triste anniversaire de l’intervention des marines sur territoire haïtien, le 28 juillet 1915.
Les représentants de plusieurs organisations du mouvement social, Batay Ouvriye, MODEP, SOFA, soutenus par la plateforme des employés révoqués des entreprises publiques et le comité de relèvement de Duvivier, se sont rassemblés devant les nouveaux locaux de la chancellerie, au Bois-Verna (centre).
Yanick Etienne (Batay Ouvriye) et Olga Benoît (SOFA) ont dénoncé "l’occupation militaire" du pays en invitant les autorités à assumer leurs responsabilités. Les deux militantes soulignent qu’une campagne de conscientisation doit être entreprise au sein de la population afin de forcer les casques bleus à quitter Haïti.
15 morts et 25 blessés dans un accident de la route
15 personnes ont été tuées et 25 grièvement blessées dans un accident de la route survenu mardi dans le sud d'Haïti, a annoncé le responsable de la circulation des véhicules, le commissaire Prévil Castro.
"Onze personnes sont mortes sur les lieux de l'accident et 4 sont décédées à l'hôpital", a-t-on indiqué de même source.
Il s'agit de l'accident le plus meurtrier enregistré en Haïti depuis le séisme qui a ravagé ce pays le 12 janvier faisant plus de 250.000 morts et jetant à la rue 1,5 millions d'Haïtiens.
L'accident entre deux véhicules de transport de marchandises et de passagers s'est produit dans une région qui a été touchée par le tremblement de terre.
"Le mauvais état des routes serait l'une des principales causes de l'accident", a déclaré la police haïtienne.