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L’édition 2008 du Camp d’été à Cite Soleil baptisé « Camp Soleil »
organisé pour les enfants du plus grand bidonville de la capitale a
pris fin vendredi dans une ambiance de fête.Pour la dernière journée du camp, les 44 moniteurs et aide-moniteurs, les 2000 enfants et les représentant des institutions organisatrices de cette activité s’étaient réunis au local de l’École Ste Thérèse d’Avila, un des sites d’accueil du camp. Les deux autres sites d’accueil étaient : le Foyer culturel St Vincent de Paul dans le quartier de Boston et le terrain de football de Lintho 4.
A la clôture du camp, les organisateurs et les moniteurs ont dressé un bilan positif. « Ce sont des activités saines qui peuvent conduire au progrès que seul le sport peut faciliter », a déclaré Jessica Charles une jeune campeuse.
« Cela nous a permis de sortir du marasme quotidien et de comprendre que le changement viendra de nous », a témoigné Laurent Beguing un aide-moniteur, avant de promettre de faire briller le soleil du changement dans la Cité.
Pour Ernst Saintil, un représentant de la mairie de Cité Soleil, cette réalisation doit empêcher aux jeunes de se livrer à la violence. « Maintenant grâce au sport ils verront la violence comme une activité négative », a-t-il déclaré.
Le président du Comité olympique haïtien Jean Édouard Baker a pour sa part a souhaité une meilleure réalisation pour la prochaine édition.
Cette édition du Camp d’été 2008 a été exécutée par le Comité olympique haïtien (COH) et supportée par le gouvernement américain à travers le projet « Initiative de stabilisation pour Haïti (HSI), USAID-OIM et de la Cooperation housing foundation (CHF-KATA) et de la HIMO. Plusieurs autres organismes nationaux et internationaux ont aussi rendu possible cette activité.
Déroulé pendant un mois, le Camp Soleil a offert aux jeunes de 10 à 14 ans la possibilité de participer à plusieurs activités dans des disciplines sportives telles que : jeux de dames, checkers, handball, basket, football, volley-ball, athlétisme et judo.
Haïti compte parmi les six pays de la Caraïbe franco-anglophone qui
participeront à la 6e édition du carnaval caribéen. Cette manifestation se
tiendra le dimanche 12 octobre prochain au Central Broward regional park
(Sunrise), aux États-Unis.
Baptisé « Carnival on the greens » (Carnaval sur l'herbe), cette édition réunira différents groupes et artistes qui mettront en évidence tout l’héritage culturel et artistique des régions de la Caraïbe. De la musique, de la danse, des déguisements et de la gastronomie caractériseront, entre autres, le contenu de cette activité qui tend à devenir un carrefour humain.
Parmi les participants de chaque pays, citons: « Riverland Mas Band » de la Dominique, « Treasures et Mocko Jumbies » des Iles Vierges, « Drago Lee et The Dragonnaires » de la Jamaïque, « Mascots » de Trinidad and Tobago et « Ti Chapo » de Haïti.
« Ti Chapo » est un mouvement fondé par Rolyde Azard il y a deux ans en Floride. « L'idée de créer ce mouvement est venu de mes parents. A la maison, ils parlaient toujours de bal « Ti Chapo » qu’on faisait chez nous durant les années cinquante et soixante en pleine période carnavalesque », a-t-elle fait savoir. Ainsi, arrivée aux États-Unis, elle a décidé de suivre cette tradition familiale qui, selon elle, est pleine d'originalité.
Soulignons que Rolyde Azard, diplômée en Business administration, a laissé sa terre natale (Haïti) des l’age de 12 ans et vit depuis lors dans le Big Apple à New York.
Selon Mme Azard, la participation haïtienne au carnaval caribéen de Broward cette année se fait avec un effectif assez réduit par rapport aux autres régions de la Caraïbes. Ceci, continu-t-elle, est dû au fait que nos compatriotes manifestent de moins en moins d’intérêt vis-à-vis de cette activité culturelle d’importance.
« En Floride, il est important que l'on soit déguisé pour participer au défilé carnavalesque », a-t-elle ajouté, précisant que cela reste et demeure une compétition entre pays.
Le 5 octobre sera réservé au carnaval des enfants et le 12 octobre à celui des adultes. « J'aurais aimé que nos compatriotes prennent part en masse au cortège pour que nous puissions remporter le trophée dans la catégorie meilleur déguisement de la caraïbe », a-t-elle plus loin souhaité.
Rolyde Azard espère également, à travers ce carnaval, qu’Haïti puisse avoir une image autre que celle qu’on projette d’elle d’habitude, « plus positive aux yeux des étrangers ».
Rappelons que le carnaval caribéen de South Florida existe depuis déjà vingt ans et attire des milliers de spectateurs.

La Fondation AfricAmerica a effectué une visite de presse, le mardi 19 août, au village de Noailles à la Croix-des-Bouquets en vue de donner à voir les ateliers bénéficiaires du projet « Kore Atis ak Atizan » (Supporter les Artistes et Artisans).
Conçu par la Fondation AfricAmerica et financé par la Commission européenne par le biais du programme PRIMA, ce projet consiste à appuyer techniquement les ateliers d’artistes et artisans du village de sculpteurs de Noailles (Croix-des-Bouquets) et du Bel Air en vue de renforcer les capacités de production des ateliers.
En réalité, précisent les membres de la Fondation dans une note, une vingtaine d’ateliers sont choisis dans chacune des deux zones.
Cette assistance technique, continuent-ils, porte sur des domaines aussi variés que le design, la gestion, le droit du travail, la comptabilité et la fiscalité, le packaging, le marketing ou encore la formalisation des structures.
Les ateliers de la Croix-des-Bouquets se sont regroupés en un faisceau : l’Association des artistes et artisans de Croix-des-Bouquets (ADAAC). Cette association s’est chargée de déterminer les 20 bénéficiaires directs du projet. Ces derniers ont déjà reçu une formation à l’accueil touristique, à la gestion et à la fiscalité.
Soulignons que dans le but de renforcer la visibilité du travail des artisans, des outils seront mis à la disposition de l’ADAAC parmi lesquels : la réalisation d’un site Internet et de dépliants touristiques, l’organisation de visites guidées, la signalisation de la route depuis Port-au-Prince et la signalisation des ateliers au village de Noailles.
Le village de Noailles regroupe une soixantaine d’ateliers de sculpteurs spécialisés dans le métal découpé depuis cinq générations déjà.
Le projet « Kore Atis ak Atizan » se déroulera sur une période de neuf mois avec un financement du programme PRIMA de l’Union Européenne d’un montant total de 3 492 181 gourdes à répartir entre les 20 ateliers de Noailles et 20 ateliers du Bel Air.
La star haïtienne du rap américain serait l’objet d’une poursuite en justice par un bijoutier de New York qui affirme que Wyclef doit de l’argent à son compagnie
Jacob & Co avance que M. Jean n’a pas payé la valeur de plus de 300.000 dollars
pour des montres et des bijoux achetés. Le propriétaire de la compagnie, Jacob
Arabov, connu comme « le roi des bling bling » à New York a été emprisonné en
juin dernier par un juge de Detroit pour avoir menti aux investigateurs dans une
affaire de drogue. Wyclef Jean, ancien membre des Fugees, n’a pas eu de
commentaires sur l’action de M. Arabov, selon des sources proches de la star.
Le chanteur de 35 ans a été nommé Ambassadeur de bonne volonté d’Haïti en 2006 par le président Préval.
Arabov, fameux pour ses joyaux et montres décorés de diamant était connu comme le fournisseur officiel de bijoux à la star avant son séjour en prison.
Son surnom, « Jacob le bijoutier », est mentionné dans des chansons de plusieurs artistes tels Kanye West, The Game, Beyonce. Parmi ses autres clients compris Madonna et Elton John.
Haiti-USA-Cinéma : Pas de héros blancs, pas de film sur Toussaint Louverture
L’acteur américain Danny Glover qui travaille à la réalisation d’un biopic sur
Toussaint Louverture dit s’être heurté au refus des producteurs qui ne voulaient
pas financer un film sans héros blancs.
L’acteur Danny Glover, qui prévoit pour l’an prochain le tournage d’un film sur le héros de l’Indépendance Haïtienne Toussaint-Louverture, a déclaré qu’il a trimé pour réunir les fonds pour ce film car les financiers se plaignaient qu’il ne comprenait pas de héros blancs.
"Les producteurs disaient 'c’est un beau projet, un grand projet... où sont les héros blancs?'" a déclaré l’acteur à la presse lors d’un séjour à Paris ce mois pour un séminaire cinématographique.
"Je n’ai pas pu obtenir d’argent ici, je n’ai pas pu obtenir d’argent en Grande-Bretagne. Je suis allé voir tout le monde. Vous ne croiriez pas le nombre de producteurs basés en Europe et aux États-Unis que j’ai approchés," a-t-il affirmé.
"La première question qu’on te pose c’est 'c’est un film black?' Tous sont d’accords, ça ne marchera pas en Europe, ça ne marchera pas au Japon.
"Quelqu’un doit montrer que ce n’est pas vrai!", dit-il. "J’aurai peut-être la chance de le prouver."
"Toussaint," le premier projet de Glover en tant que réalisateur est consacré à François Dominique Toussaint Louverture (1743-1803), un ancien esclave et l’un des pères de l’Indépendance de Haïti de la France en 1804, faisant de ce pays la première nation noire à se défaire de l’ordre impérial et à devenir une république.
Le soulèvement qu’il mena fut réprimé dans le sang en 1802 par 20.000 soldats envoyés dans les Caraïbes par Napoleén Bonaparte, qui rétablit alors l’esclavage après son interdiction par les leaders de la Révolution Française.
Le film dont le tournage est prévu en début d’année prochaine au Venezuela aura pour vedettes principales Don Cheadle, Mos Def, Wesley Snipes et Angela Bassett.
le festival « Ayiti men konpa » fait le plein à la Henfrasa
Débuté avec quelques heures de retard, les milliers de fans ont dansé après deux
heures du matin avec une prestation hors pair de la bande à Arly Larivière et
Gazman Pierre, Nu Look. Ce festival a été une occasion pour les différents
groupes de faire le spectacle soit au niveau des chorégraphies proposées au
public, soit à travers des costumes de scène.
Tout a démarré avec le groupe évangélique Eben Ezer, 25 ans cette année. Le groupe qui a complètement rajeuni, a fourni une prestation de toute beauté et a fait bouger le public qui ne demandait pas plus. Eben Ezer allait ainsi laisser une tâche ardue pour les formations qui devaient suivre. Elles étaient condamnées à faire mieux.
Bien préparées pour l’événement, toutes les équipes musicales ont essayé à leur manière de porter une certaine innovation pour surprendre le public. Le groupe invité « Invincibles » de Jacmel à apporter comme surplus au Konpa, des masques gigantesques faient en papier mâché, généralement remarquables au carnaval national de Jacmel.
S’ensuivirent : Hang Out avec des danseuses en mini jupe et Magnum Band, toujours égal à lui-même et, qui malgré l’âge, a montré qu’il avait encore sa place sur la scène. Ensuite T-Vice a gravi le podium avec une veste argentée et scintillante. La prestation de la bande emmenée par les frères Martineau a secoué le parc de ka Henfrasa, les musiciens de T-vice ont créé une folle ambiance.
Ensuite, Zenglen a fait une entrée fulgurante avec des filles en petite tenue laissant clairement visible leur corps. Kenny et Dabens se sont montrés à la hauteur des espérances des fans du groupe qui a connu pas mal de difficultés ces dernières années. Dommage, Zen qui a joué tout suite après n’a pas su maintenir le tempo. Heureusement Carimi qui a suivi a su rétablir la chaleur à la Henfrasa.
Comme l’année dernière, Kreyol la a fait une entrée en scène extraordinaire. Ti Djo Zenny et compagnie sont arrivés sur le podium à l’aide d’une machine comme s’ils venaient sous terre. Un show soigneusement préparé a été offert au public avec des chorégraphies, des slogans et autres artifices et cosmétiques qui ont enjolivé le spectacle.
La cerise sur le gâteau, Nu Look a offert une performance dépassant de loin celle de son prédécesseur. En effet, Djakout Mizik s’est contenté de porter un nouveau costume. Pour le reste, rien n’a changé en termes de créativité pour faire la concurrence aux autres groupes qui ont vendu chèrement leurs peaux.
Ce festival a coïncidé avec le 53e anniversaire du rythme inventé par feu Nemours Jn Baptiste. Cependant aucune image n’a été érigée sur le site pour rappeler cet homme, créateur du konpa.
Haïti-loisirs : Vers la construction du Parc Quisqueya, version caribéenne de World Disney
Haïti pourra bientôt accueillir la construction du Parc Quisqueya, une version
caribéenne de Disney, sur les bords du lac Azuéi, à deux pas de la frontière
haïtiano-dominicaine.
Ce projet, relève-t-on sur l’agence Médiamosaïque, vise à doter Haïti d’un parc attractif sur un immense terrain de 134 hectares aux abords du lac Azuéi. À l’origine de ce projet, la SODEPA.SA qui dispose déjà du terrain pour l’érection de cette gigantesque infrastructure devant révolutionner la donne en matière de récréation en Haïti.
Cependant, la SODEPA.SA est pour le moment en quête de partenaires financiers, car ce parc naturel coûtera la bagatelle de 25 millions de dollars US, une évaluation faite il y a quelques années.
Le président de la SODEPA, l’ingénieur Geffrard Jean (ex-directeur général du Bureau des Mines d'Haïti) a déjà effectué deux rencontres avec une trentaine de potentiels actionnaires : l’une à Miami et l’autre le 29 juin dernier à Laval (Québec).
Lors de cette dernière rencontre, l’initiateur du projet a dû se livrer au difficile exercice de convaincre l’assistance de cette opportunité à saisir en dépit de la précarité des conditions de sécurité actuelles d’Haïti.
Pour rassurer ses partenaires et éventuels actionnaires, le PDG du parc a révélé qu’un plan de sécurité a été conçu par son équipe.
L’originalité de ce parc sera sans conteste sa configuration inspirée de l’histoire de l’île Quisqueya qui regroupe Haïti et la République Dominicaine. L’ingénieur a divisé le parc en cinq (5) caciquats (le Marien, le Magua, le Zaragua, la Maguana et le Higuey). Ce parc d’attraction, a-t-il garanti, conservera tous les atouts naturels de son environnement actuel (sol, végétation).
Ce vaste complexe récréatif dénommé «Parc naturel Quisqueya de Fonds Parisien» sera construit aux abords du Lac Azuéi, un endroit proche de Port-au-Prince, mais, selon le concepteur de cet immense projet, imperméable à l’ambiance lourde et souvent intimidante de la capitale haïtienne.
Haïti au World Championship of Performing Arts 2008 aux Etats-Unis
La délégation haïtienne a été réduite à deux représentants dans la catégorie
danse : James Jolivert (James salsa) et Christine Saintus en raison de divers
problèmes liés à la question financière et au non octroi de visas aux artistes
en provenance d’Haïti. En effet, la délégation devrait être composée également
de Marc Henson Donassaint, Luckenson Jean-Baptiste, le groupe United stars, les
chanteuses Marie Suzette Pierre (suzelee), Liz Pierre et Tatiana Denizard. Haïti
n’est pas l’unique pays de la Caraïbe à se heurter au problème d’obtention de
visas, selon Farah Larrieux, responsable de Thelar Advertising et coordonnatrice
internationale pour Haïti (international scout). « Lama Smith, directrice de la
région caribéenne pour le WCOPA m'a fait savoir dernièrement, qu’après dix ans
de participation à cette compétition, la Jamaïque s'est vu refuser le visa
américain à une vingtaine de ses artistes », a expliqué Mme Larrieux. Toutefois,
l'ancienne présentatrice de Télémax et manager de la formation musicale «
Zenglen » se montre réaliste et optimiste. « Cette compétition va permettre une
nouvelle fois au public de découvrir les talents cachés qui existaient chez nous
et aux artistes de pouvoir trouver, pourquoi pas, des débouchées », a-t-elle
soutenu avant de rappeler que la fille du keyboardiste haïtien Hans Mercier (Ansyto),
Dayana, avait obtenu la médaille d’argent dans la catégorie chant / junior.
Quant au danseur de ballroom, James Jolivert aka James Salsa, il s'est dit déjà
gagnant des trois médailles de sa catégorie. « Nous allons représenter Haïti
dignement. Nous nous sommes préparés en conséquence Christine Saintus et moi.
Nous allons donner le meilleur de nous mêmes pour faire partie du peloton de
tête », a-t-il promis.
Griff O'Neil, ancien producteur de Miss univers et qui préside le WCOPA, travaille ardument pour que cette compétition de haute portée internationale soit, dans les années à venir, retransmise sur les grandes chaînes de télévisions mondiales à l’instar de la coupe du monde et des jeux olympiques.
Haïti-musique:la police se prononce sur le suicide de la fiancée défunte de feu K'tafalk
Les responsables de l’institution policière haïtienne se sont enfin prononcées
sur l’affaire de l’arme à feu qu’avait utilisée la jeune fille Nathalia Léonidas
Bertrand pour mettre fin à ses jours, le 19 juin dernier.
Nathalia Léonidas Bertrand, âgée de 26 ans, avait décidé de se suicider à la suite du tragique accident ayant occasioné la disparution de cinq jeunes dont trois chanteurs, un batteur et un ami du groupe musical de tendance Rap « Barikad crew ».
Le porte-parole de la Police nationale, M. Frantz Lerebours intervenant sur une radio privée de la capitale, a démenti la rumeur qui aurait fait croire que l’arme qu’avait utilisée la victime, appartenait à un agent de la PNH.
Selon M. Lerebours, après une enquête menée par son institution, il a été vérifié que, contrairement aux rumeurs qui circulaient dans toutes les rues de la capitale quelques jours après le suicide, l’arme à feu qu’a fait usage Nathalia n’avait rien à voir avec l’institution policière.
Rappelons que Nathalia Léonidas Bertrand a été la fiancée de Jn Walker Sénatus, de son nom d’artiste « Papa K-Tafalk » , leader du groupe vedette « Barikad crew ».
Ces jeunes artistes Jn Walker Sénatus (K-Tafalk), Jhonny Junior Emmanuel (Dade), Junior Badio (Déjà-Voo), Guichard Labranche et Wileterson (Djo) âgés respectivement de 29 à 20 ans ont tous été décédés calcinés, dans un accident de voiture survenu très tôt dans la matinée du 18 juin.